Cet été nous avons pu découvrir un lieu merveilleux perché au cœur des Pyrénées, un lieu plein de ressources, respirant la liberté.
Le lac de Gaube se situe près du Pont d’Espagne et à côté de Cauterets. De quoi donner envie de se dépayser le temps de quelques heures ..

Le lac de Gaube est son environnement

Entre captation filmique et paradis sur terre

Cela faisait deux ans que je n’avais pas repensé à ce lieu. Là bas, on y ressent de la puissance, de la liberté, de l’abandon, mais aussi on se sent perdu, démesuré, seul sur terre. C’est une déconnexion parfaite avec le monde réel. Je l’avais découvert tard dans l’après-midi, sans vraiment me rendre compte de sa valeur. J’y avais séjourné une nuit, en proie à tout éventuel danger, malgré le fait que ce soit un site protégé. C’est le goût de l’aventure qui me ramène en ces lieux, c’est le goût du dépaysement total qui me raccroche au fait que la nature est à protéger, et c’est le goût de la diction qui m’amène à écrire ces quelques lignes sur mes impressions primaires.

Alors me voici repartie à l’aventure. J’y vais pour tourner une vidéo sur ce lieu, faire transpirer les valeurs écologiques et naturelles à travers une séquence filmique. Je veux que tout le monde sache à quel point il s’agit d’un véritable retour aux sources. On se sent libre, comme transporter dans une seconde vie, retrouvant un amour perdu.

Je prépare mon matériel. Mon petit Nikon D5200 est mon plus fidèle allié dans ce genre d’expédition, il m’accompagne partout et captera pour moi tout ce que je ne saurais voir avec exactitude. Il sait faire apparaitre à l’écran le plus infime des détails, soulignant avec beauté les traits que prend la montagne. Je sais cependant que l’ascension va être difficile dans le sens où je devrais diriger la figurante pour le clip et à la fois porter le petit matériel à travers la roche.

Nous entamons notre périple, c’est parti pour deux heures de montée. Je place la figurante à un endroit précis face aux cascades qui défilent sous nos yeux. Je veux capter ce moment précieux, je veux que ce soit enregistré. Une prise, deux prises, trois prises puis nous reprenons le chemin. Je regarde autour de moi, subjuguée par autant de verdure. Les grands arbres autour de nous cachent les quelques rayons du soleil. Il fait chaud et je note combien il sera pénible parfois de tourner à cause du petit monde présent sur cette randonnée. Les gens montent et descendent la montagne, à des allures différentes. Difficile pour moi de trouver un répit sur l’écran de la caméra, mais le défi en vaut la chandelle. Je me place en plongée, puis en contre-plongée, mon intention est de faire découvrir aux spectateurs la difficulté de cette ascension, placer les pas de la figurante à un tel endroit pour que l’on puisse comprendre son désir de gravir toujours plus loin la montagne. Ce sont de véritables marches qui s’étalent sous nos pieds, de la roche tranchante par endroit et glissante, capable de vous déstabiliser si votre attention n’est pas complète. Mon rôle est de vérifier chaque lieu, chaque endroit, chaque parcelle de terre qui s’offre à nous, je dois rester vigilante pour ne manquer aucune séquence intéressante.

Le Lac de Gaube, un miroir emeraude

Le Lac de Gaube en randonnée

Puis vient enfin le moment où ces marches creusées à même la roche s’évanouissent. On ne trouve plus que de petits sentiers. Je stoppe un moment, profitant de l’espace-temps, respirant l’air, ressentant toute cette énergie positive remplir mes poumons. Ici rien n’est pollué, l’air y est caractéristique et pur. Rien avoir avec la jungle urbaine. Je ne fais plus qu’un avec l’environnement. Je me sens dépossédée de toutes responsabilités. Je pourrais y vivre des centaines d’années, perdue au milieu des sommets. Mais je dois tout de même rester concentrée. C’est un reportage sérieux et inédit qui se tourne en ce jour.

Nous continuons tranquillement notre route, accompagnées des autres randonneurs. La bonne humeur est palpable, rien ni personne ne semble douter de ce lieu. Nous savons tous que nous nous rapprochons du but ultime, ce lac émeraude, un miroir dans lequel se baignent sans cesse les hauteurs. Plus nous avançons, plus le monde autour de nous se complexifie. Et le voici, un lac immuable et silencieux se dresse face à nous. Mais avant de nous y précipiter pour tourner quelques séquences, je dois repérer les lieux et m’imager une dernière fois l’allure qu’aura le clip.

Le lac de Gaube est fort de sa valeur, il est unique, précieux et indestructible. Je me souviens désormais de ces quelques pensées que j’avais eu la première fois où j’ai foulé cette terre d’asile. Un lieu rempli d’histoire et de changement climatique, un lieu célèbre qui attire beaucoup de monde chaque année. A ce moment là je me dis que le tournage saura mettre à nouveau en valeur un tel site, une signature supplémentaire à tout ce qui existe déjà. Cependant une question demeure .. Par quels procédés vais-je mettre en valeur ma vidéo afin qu’elle ne ressemble à aucune autre ?

Aujourd’hui, en ce mois de Septembre 2017, après avoir maintes fois monté puis démonté ce clip, une version définitive est mise en ligne sur YouTube. A vous de juger et de nous laisser vos plus beaux commentaires. Partagez vos impressions à votre tour et dites moi ce que vous en pensez.

Bon visionnage !

Question pratique : comment y accéder ?

Le lieu : d’une hauteur de 1725m, il est célèbre pour son site facile d’accès.

Accessible en une heure et demi de marche à travers les pins ou par télésiège (montée 270 mètres) depuis le pont d’Espagne dans la vallée de Cauterets, il est célèbre pour son panorama et sa facilité d’accès. C’est le point de départ de nombreuses randonnées pédestres. Compter environ 20mn pour arriver au lac de Gaube sur un sentier en légère descente.

Accès : depuis Lourdes, prendre la D821 jusque Cauterets, puis suivre la D920 en direction du Pont d’Espagne. Une fois passé le col, vous y trouverez le parking des Pountas (pour avoir plus d’informations concernant les tarifs du parking en été, vous pouvez consulter la page du pont d’Espagne en été du site de Cauterets) pour y laisser votre voiture. Après cela, votre randonnée commence.

Le Pont d’Espagne mérite à lui seul une visite et pour monter au lac de Gaube on passe vraiment pas loin donc autant faire le détour. Le Pont d’Espagne fait partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées (au même titre que le Cirque de Gavarnie et le Pic du Midi). Le pont se trouve à quelques minutes de marche du parking et il est donc accessible à tout le monde. Le départ de la randonnée vers le lac se fait à quelques dizaines de mètres du pont.

Détails de l’itinéraire : depuis le parking, emprunter la large piste qui part de la télécabine. Après un premier lacet, abandonner le sentier principale pour se concentrer sur le chemin de gauche indiquant la voie menant au lac. On longe le gave de Gaube. C’est un chemin qui se présente sous formes de grosses marches assez raides et pénibles à monter. Au bout de 45min les marches s’estompent pour laisser place à un sentier bien dégagé qui mène au Lac de Gaube. La forêt laisse place à un endroit bien plus accessible et laisse entrevoir le lac en fond de paysage. Les montagnes qui s’étirent au loin sont un excellent point de repère quant à votre localisation. Il s’agit du Vignemale en toile de fond, le sommet le plus élevé des Pyrénées françaises. Pour les plus curieux, il est possible de faire le tour du lac par la rive gauche.

Plan randonnée Lac de Gaube

 

Tags : Lieux

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